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Ma démarche : une psychothérapie sur mesure, qui articule plusieurs approches

séance de gestalt-thérapie

Je ne propose pas « une thérapie » au sens d’une méthode appliquée de la même façon à tous et toutes. Je travaille avec plusieurs approches (Gestalt, IFS, EMDR, Mosaic) que j’articule selon votre situation, votre histoire et votre rythme.

Cette page explique comment ces approches s’agencent dans mon cabinet, et à qui cette façon de travailler peut convenir.

Pourquoi plusieurs approches ?

Chacune à sa façon peut éclaire une facette de ce que vit une personne :

  • La Gestalt travaille ce qui se vit ici et maintenant, dans l’espace thérapeutique. C’est le lieu où nous repérons comment vous vous ajustez, et où vous pouvez expérimenter de nouvelles façons d’être.
  • L’IFS donne une carte de votre monde intérieur : les parties qui vous protègent, celles qui sont blessées,  [Voir la page IFS]
  • L’EMDR et Mosaic permettent de retraiter les souvenirs douloureux qui ne sont pas apaisés, et restent impactant dans le présent

Aucune n’est un but en soi. Ce sont des outils au service au service de votre cheminement thérapeutique. Certaines personnes sont plus sensibles à l’une ou l’autre des approches, j’ajuste mes propositions en conséquences en fonction de ce qui est pertinent et possible à chaque moment.
Dans chacune de ces approches les dimensions corporelles et émotionnelles de nos expériences, de notre « être au monde » sont essentielles.

Le corps : une clef d’accès importante à nos schémas appris

Une grande part de ce qui nous fait souffrir ne se loge pas dans nos pensées, mais dans des manières apprises très tôt :

  • se raidir devant l’autorité,
  • retenir son souffle quand on demande quelque chose,
  • se faire petit,
  • anticiper le rejet avant qu’il vienne.
  • etc….

Ces schémas implicites agissent sans que nous le décidions, parfois sans que nous le remarquions.

Comprendre suffit rarement. On peut très bien savoir d’où vient un schéma et le voir se rejouer pourtant, à l’identique, dans une relation intime ou au travail. Ce qui est implicite se reconnaît et se transforme par l’expérience sensible plus que par la pensée.  Le corps et les sensations sont des clefs d’entrée importantes du processus.

Concrètement, en séance :

  • Nous remarquons le geste avant le récit : la mâchoire qui se serre, le regard qui fuit, la voix qui baisse quand vous abordez un sujet.
  • Nous ralentissons, pour laisser à ce qui se passe le temps d’apparaître.
  • Nous expérimentons une autre réponse : une autre posture, une autre façon de dire ou de se taire, un mouvement qui n’avait pas pu se faire.
  • Nous vérifions dans la relation ce que cela change entre vous et moi, puis dans votre vie.

Ce n’est ni de la relaxation, ni une recherche de catharsis, ni un travail sans parole. Les mots restent au cœur de nos séances ; ils s’enrichissent du vécu sensible : émotions, sensations, gestes…. Rien n’est imposé, et vous gardez toujours la main sur ce que vous voulez explorer.

Le corps n’est pas un domaine à part : il traverse chacune des approches. En Gestalt, il révèle le geste interrompu, ce qui cherche à se dire ou à se faire et que nous pouvons enfin tenter dans la sécurité du cabinet.

En IFS, une partie de vous se manifeste souvent par une sensation, une tension, une posture : l’écouter par le corps, c’est la rencontrer plus finement.

En EMDR et Mosaic, la sensation corporelle accompagne et guide le retraitement des traumatismes.

Comment cela s’agence ?

Le travail thérapeutique n’est pas une suite d’étapes figées, mais il suit souvent une logique :

La relation et la sécurité

Rien de solide ne se fait sans une relation de confiance et sans appuis. Nous prenons le temps de nous rencontrer, de comprendre ce qui vous amène et de voir ce dont vous disposez : votre rythme, vos ressources, votre contexte de vie

Prendre conscience de comment vous fonctionnez

Avec la Gestalt, l’IFS et le travail avec le corps, nous repérons vos manières de vous ajuster, vos protections, ce qui se répète, y compris ce qui se joue sans mots. Vous apprenez à reconnaître ce qui se passe en vous, et à vous apaiser. Cette étape peut suffire à soulager beaucoup de choses.

Dessensibiliser, quand c’est utile et possible

Si des événements pèsent encore, nous pouvons envisager de les aborder, par l’EMDR ou Mosaic, lorsque vous vous sentez en sécurité dans le cabinet et que les parties de vous qui vous protègent sont rassurées. Vous décidez à chaque étape. Il est possible que nous n’en ayons pas besoin.

Intégrer et réinvestir votre vie

Ce que vous découvrez en séance prend sens dans votre quotidien : au travail, dans vos relations, dans vos choix. Nous y revenons régulièrement.

Un parcours illustratif

Laurent, 47 ans, cadre dans une administration, consulte après une altercation violente avec sa hiérarchie. Depuis, la scène revient chaque soir.

Nous ne parlons pas d’abord de la scène. Nous construisons la relation, il apprend à repérer dans son corps les signaux d’alarme et à s’en apaiser.

En Gestalt, il remarque qu’il se justifie auprès de moi avant même que je dise quoi que ce soit, en se redressant et en retenant son souffle : « Je fais ça partout », dit-il.

Nous ralentissons, il essaie de laisser son souffle descendre et de se taire un instant : quelque chose en lui s’inquiète, puis se calme.

L’IFS lui fait rencontrer une partie hypervigilante, qui le protège depuis longtemps, et une autre, plus jeune, qui craint d’être humiliée.

Quand il se sent prêt, nous abordons la scène par l’EMDR. Il s’en souvient toujours, mais ne la revit plus. Plus tard, il choisit de demander une mutation, ce qu’il n’aurait pas osé faire un an plus tôt.

Et en groupe de thérapie ?

Le travail individuel peut se prolonger, ou commencer, par un groupe. À partir de mai 2027 , je propose un dimanche par mois un groupe continu et ouvert de six personnes, où chacun travaille à partir de ce qui lui est propre, soutenu par les résonances des autres.

À qui cela convient, et à qui cela convient moins

Cette démarche convient aux personnes qui souhaitent un travail en profondeur, qui se retrouvent dans des difficultés qui se répètent de longue date, ou qui portent des blessures anciennes.

Elle convient moins si vous cherchez un traitement très bref, ciblé sur un seul symptôme, ou une méthode standardisée avec un nombre de séances défini à l’avance. D’autres approches répondent à ce besoin, et je vous aiderai volontiers à vous orienter.

Est-ce que je devrai choisir entre Gestalt, IFS, EMDR et Mosaic ?

Non. Nous en parlons ensemble au fil du travail, et je vous explique ce que je vous propose et pourquoi.

Allez-vous commencer par de l’EMDR ?

Parfois oui, mais dans la plupart des situations, il est nécessaire de prendre le temps avant de travailler avec cet outil puissant. Pour moi, il est important de construire l’alliance thérapeutique, de vérifier certains aspects de votre vécu et de votre histoire, parfois d’installer des ressources avant de désensibiliser les traumatismes

Pourquoi travailler avec le corps, et pas seulement par la parole ?

Je reçois beaucoup de client.e.s qui on eu un parcours de thérapie « par la parole ». La plupart arrivent avec ce constat qu’ils ont mis des mots sur leur histoire, compris des choses sans que dans le fond qui rien ne change vraiment.

Faut-il être à l’aise avec son corps pour travailler ainsi ?

Non. La plupart de mes client.e.s sont peu à l’aise avec le corps et les émotions en début de travail. L’awareness comme on l’appelle en gestalt, s’apprend progressivement. Cette conscience plus globale de soi est en soi thérapeutique.

Combien de temps dure une thérapie ?

Il n’y a pas de durée standard. Cela dépend de votre demande, de votre histoire, de votre engagement dans la thérapie (notamment la fréquence des séances). Certaines personnes viennent quelques mois, d’autres s’engagent dans un accompagnement plus long. Nous faisons régulièrement le point ensemble, et vous restez libre d’arrêter à tout moment.